Il est temps de jeter un dernier regard, les cartons entassés, les sacs de bledards encore éventrés, en attente de fermeture. Espace clos, temps déchu, il y a comme une intermittence alors que le soleil frappe la bibliothèque maintenant vide et solitaire et triste aussi au milieu du visage. Les rires sur la terrasse, les derniers, s'évaporent, il y a eu des soupirs et des râles et des cuites, il y a eu un moment donné de ma vie. Quitter l'appartement rue Paradis, le sourire au lèvre parce que j'ai jamais pensé vraiment que je vivrais ici. Je m'y suis accommodé, mais c'est aussi parce que t'étais là, parce qu'on a fait de l'exiguité un gouffre qu'on tente chaque jour de remplir d'amour : et c'est niais, mais pour ce que ça importe. j'ai décidé d'assumer tout, même ça. Même de refermer la porte et m'en foutre et de faire un tri drastique dans mes photos accrochés au mur. Il y a comme quelque chose de flamboyant dans ce déménagement, il sent la vie tout autant que la peinture fraîche. Il sent ton odeur et ça me convient.

// C'est juste une lumière dans la nuit parce que rien ne va très bien quand ça déraille en pente dans la france actuelle. On résiste tous à notre manière, moi j'ai décidé d'aimer les autres : oui, c'est encore une histoire de niaiserie, mais je l'assume, là encore. Chacun ses flambeaux, ses routes et ses cartes problématiques. Moi je réfléchis sur l'enjeux que représente de pisser sur l'idée même de Marine le Pen. //

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