La tête dans des étoiles trop lointaines ; les pieds dans des dédales trop réels et perçants. Quand je vois les fumées danser sur nos angoisses je ferme les yeux en rêvant de berceuses. Les jours s'accumulent, plus court aujourd'hui qu'hier. Il paraît que les saisons dévastées sont celles dont on sait finalement tirer parti. Les dédales pourtant, toujours. Les énigmes. Les jeux de mots maniaques. C'est toujours, c'est encore. C'est ta tête contre mon torse. L'envie que tout recommence dans des mouvements baroques de main sur les fesses. T'es mon manège, auto-tamponné. Et je ne veux plus de ces creux dans le coeur à chaque fois que tu es triste, que les autres crient sur nous comme si on était fait pour ça. Je veux bien démissionner de ce monde pour nous. Pour danser en rond dans des ailleurs que l'on saurait construire de trois fois rien.

Je relis tout ce que j'ai écrit en deux ans, des pages et des pages, par centaines. C'est pourtant toujours la même histoire et ce n'est pas moi, pas encore, j'imagine. Chacun sa balade. Je sais qui je veux être maintenant, c'est plus comme avant. Les mots n'ont plus cette nécessité, ne recherchent plus un style qui maintenant s'établit tant bien que mal. Je réécoute cette musique que j'avais écouté pendant des heures quand ma grand-mère est morte. A l'instant même de sa mort c'était cette musique que j'avais écouté, pendant longtemps pour tarir les larmes. Maintenant ces accords de guitare sont juste une blessure encore présente quoique cicatrisée.

Souvent j'imagine la mer sans fin, et ça me rassure. Souvent j'imagine comme on pourrait jouer une vie entière avec les vagues plutôt que tout le reste. Et quand t'es contre moi, je voudrais te protéger encore, te dire que la vie...

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 J'ai souvent ces scènes de films jamais tournés dans ma tête dans lesquelles ça roule en bagnole avec des sons trop kitsch dans le poste. La nuit me rappelle à moi-même comme les jours qui rétrécissent et le soleil qui brûle en différé quand la fin d'aout se fait sentir. Des cris, encore, en plein milieu de nos rêves, comme autant de verres brisés dans le regard. Des paysages mal embouchés, la route jusqu'à Aix qui est la même, le stress poignant, et les airs péteux des gens qui m'asphyxient. Retourner à l'origine pour nous sentir seulement épris de drames, dépasser l'origine parce que malgré toutes les larmes il y a le bonheur qui domine. Je bouge la tête lentement face aux regards vides des autres, j'ai envie de sourire en relisant ce brouillon bien plus énorme que n'importe quelles réfléxions formulées à propos de la poésie même si celui-ci risque de ne jamais être lu. La fiction pèse toujours plus lourd dans la balance.

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