Des étranges confusions de styles, à vivre en trompette comme en tambour battant. C'est toujours le même thème répété parfois down parfois uptempo. Mais la vie a une teinte bleu indéniable, et limpide aussi parfois quand des crescendos malades et racornis de ma jeunesse je peux faire émerger des épopées ; assez pour m'en mettre plein les doigts et avoir des sensations fines sur la ponctuation. Toujours quelques gouttes de pluie en fin de journée, il ne fait définitivement pas froid et le ciel bleu et pur m'aveugle. J'attends l'horizon, je le vois, il vient jusqu'à moi, je suis devenu maître, roi et toi ma reine. Même si le bonheur ne fait pas vendre, qu'est ce qu'on s'en fiche? On s'acquittera des éclats de voix, on pourfendra les larmes, on fera la fête à des heures indécentes, et on saura se blottir l'un contre l'autre lors d'un hiver plus rude que celui-ci. C'est toujours le même thème lorsqu'on revisite nos relations, que l'on regarde le ralentit des actions que l'on a pu faire pour d'autres, que l'on constate que ça n'avait pas marché alors parce qu'on ne s'était pas trouvé ; que tous ces mots que l'on s'est fatigué à dire, avant, c'était des répétitions pour le grand tour de piste, le grand jeu, le cirque incongru de ton sourire, tes seins et ton cul ; et pour toi, le cirque de ma gueule hirsute et mes borborygmes d'homme toujours un pied dans le sommeil, au matin, lorsqu'on se lève. On en a usé des mots pour qu'ils aient au final une patine superbe, qu'ils nous paraissent plus chaleureux lorsqu'on se les dirait en face, lorsque le vent s'arrêterait dans nos coeurs une demi seconde, celle du délice avec l'explosion sonore. Moi je contrôle plus rien, je m'en fous, même si ça m'épuise, c'est de la bonne fatigue, c'est le genre de choses qui fait que les matins sont des poèmes, les pluies des virgules de chagrinera dont on se moque, et que les rues peuvent être dévalées. Tu veux habiter où toi ? Dans n'importe quel palace humain à notre envergure sans doutes dérisoires. Toi reine, moi roi, on sera beau comme ça, sur les photos officielles et les timbre-poste, à se nicher au creux de l'été comme dans ton cou. A te dire des mots d'amour avec des larmes dans les yeux, portés par l'émotion. Allez, on laisse l'orchestre s'enflammer lorsqu'on quitte la scène, main dans la main, en transe de joie et d'amour. 

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