Brise marine.

14 juillet 2014 // 12:22

 Repasser au surligneur les limites de la ville et les voir à taille humaine dans la démesure. C'est un peu comme regarder à nouveau ce visage dans le miroir. C'est un peu comme ta main dans la mienne : c'est un tremblement dont on s'attend et qui nous surprend. Des larmes, des mots, de la salive et de la fatigue dans la voix : beaucoup de joies dans les désordre dans les douleurs, dans les cris, dans les faces figées par la rage. De la pluie pour nos mots, de la pluie partout chassée par le vent tendre et le soleil définitif de Marseille. Moi je veux des valses avec toi tous les jours dans notre appartement aux murs aubergines, dans notre appartement qui ne connaît que la renaissance.
Le guitare sature en même temps que les mots enflent. Je souris doucement alors que je tire sur ce joint, que je constate comme le monde peut être loin quand on s'adresse à des presqu'îles. Tu es ma presqu'île, cet appartement est ma presqu'île, cette rue Briffaut est ma presqu'île, ce ventre qui est tien et que je regarde, je crois que c'est ma presqu'île. Un lieu où l'on se réfugie : un bord de mer, de la tension, du coeur qui se serre, les fesses posées sur les coussins du rebord de la fenêtre. La vie quotidienne qui reste là, tendrement posé au fond de notre coeur. Ta main dans la mienne, moi je ne pense qu'à ça. Et des sons distordues, des berceuses douces, des moments trempés d'envie. Des sourires au coin de la bouche des shalalala des émotions torrides et ton regard sur moi. Percussion à chaque fois encore.

Commentaires

Can I kick it ?

Par scrivener le 21 juillet 2014 // 21:11
Contente de te lire à nouveau :)
 

Can I kick it ?









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